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Nous étions sur l’eau pour le lever de soleil Olivier et moi. J’ai mis le cap sur les secteurs de pêche que je croyais être les plus propices. L’avant-midi se passe tranquillement sous un chaud soleil et un lac calme comme un mirroir, mais sans aucune action. J’ai été faire de la prospection pour de nouveaux secteurs, mais sans résultat.

Un peu plus loin, dans une autre embarcation, mes amis capturent des beaux dorés avec régularité et on ne manque pas de me narguer régulièrement avec des textos m’informant de leurs prises. Mais Olivier et moi sommes entêtés rare sur le maskinongé. Rien ne fera changer notre plan d’illuminés.

Vers 14h00, après plus de 7 heures de pêche sans rien prendre on commence à penser que vraiment on ne fait que faire nager nos leurres. Mais je reste motivé. Je sais que la noirceur arrive tôt et je suis bien déterminé à pêcher jusqu’à la fin de la journée.

La journée était sauvée

La journée était sauvée

Vers 15h00 le temps se couvre un peu et un vent léger se lève. À 15h30 nous voyons une autre embarcation attraper un petit maskinongé. Puis quelques minutes plus tard “Fish On” sur ma canne! Un petit 36″ environ (on ne l’a pas mesuré). On est bien content parce qu’on se dit que la journée est en quelque sorte sauvée.

Pendant qu’on prend les photos une autre embarcation qui nous suivait nous dépasse. On remet nos cannes à l’eau et on repart. L’autre embarcation devant s’arrète et nous le voyons remettre à l’eau un petit maskinongé, puis il range son équipement et il s’en va. Nous, nous continuons. Il reste environ 30 minutes avant le coucher du soleil et on dirait que le maskinongé est très actif.

Je dis à Olivier que nous allons continuer puisqu’il nous reste juste assez de temps de clarté pour nous rendre à un secteur que je sais être un bon trou à perchaude. Ce que j’ai retenu de ma journée de pêche avec Martin c’est qu’en automne les maskinongés suivent les poissons-appats. Ils suivent le garde-manger. Nous avons du passer sur ce secteur au moins 3 ou 4 fois durant la journée. Mais je reste confiant qu’il est possible qu’une grosse mère rentre s’alimenter là en fin de journée.

Quand on arrive dans le secteur propice, le soleil est couché. Je ralenti la vitesse de traine pendant environ 15 secondes et je repars un peu plus vite et quelques secondes après, zzzzzzzzzzzzzz!!!!!! La pêche est courbée et le moulinet chante!

Quand j’ai eu les deux mains sur la canne j’ai compris que je n’avais pas affaire aux petits maskinongés que j’ai l’habitude de prendre. C’est solide, c’est pesant, ça refuse de monter et ça donne de gros coups de tête. Là je capote solide. Je dis à Olivier: “C’est gros! C’est gros!” Après quelques temps, je réussi à le faire remonter près de la chaloupe et il repart aussitôt amenant avec lui plusieurs pieds de ligne. Au deuxième essais, Olivier le glisse dans l’épuisette et là on commence à réaliser ce qui vient de se passer.

Olivier et moi on se donne la main et nos mains tremblent tellement nous sommes énervés. Je n’en revient pas de voir la grosseur de MON poisson. Je parviens à garder mon sang froid pour lui enlever le leurre de 10 pouces qu’il avait pas mal englouti. Je lui ai aussi enlever une grosse lamproie qu’il avait d’accroché sous la gueule. Puis c’est la scéance de photos. J’ai peine à tenir se gros poisson dans mes bras. Sur certaines photos j’ai même un sourire de douleur!

J’ai pris mon temps pour le remettre à l’eau pour être certain qu’il était en bonne condition. Il est repartit en pleine forme.

Quelle fin de journée. Olivier et moi on se souviendra longtemps de cette fin de journée. On se rappellera entre autre de quelques notions que j’avais déjà lues et exposées dans ce blog. Quelques notions que nous avons constatées ou appliquées hier et qui ont fait que notre journée a été un succès plutôt qu’une promenade en bateau. Voici donc ce que j’en retient:

  • Après 3 ou 4 jours consécutifs où les conditions climatiques sont stables normalement c’est propice à une activité du poisson.
  • À l’approche d’un changement des conditions climatiques (chute de pression barométrique) l’activité des poisson est souvent accrue.
  • À l’automne, les leurres au pattern naturel sont productifs. Si son garde-manger est garni de perchaudes, il faut lui servir de la perchaude!
  • Pendant une période solunaire majeure, il faut être dans notre meilleur secteur.
  • Mais surtout, surtout, ne jamais abandonner. La grosse récompense est survenue dans la dernière demi heure de clarté. Plusieurs amis et lecteurs de ce blog me l’on dit: “Lâche pas ça va finir par payer”. Comme disait Mike Laconelli: “Never give up”!

Et si…

Durant la journée je me suis rappelé qu’il y avait longtemps que je n’avais pas vérifié le niveau d’huile dans mon Evinrude eTech. J’ai pensé à le vérifier sur l’eau durant la journée et je me suis dit qu’il devait en rester suffisamment. Bien à 1 kilomètre du débarcadère le moteur s’est mis en mode ralentit parce qu’il n’avait presque plus d’huile. J’ai du faire le dernier bout à 3 mph. De plus, la batterie qui alimentait mon sonar est tombé à plat au même moment. Si une de ces avaries était arrivée un peu plus tôt dans la journée j’aurais surement écourté ma pêche et je n’aurais jamais capturé mon gros poisson. Il y a vraiment un “dieu du maskinongé” et hier il avait décidé de récompenser mes efforts.

Mission accomplie?

Ma résolution pour 2010 était de faire tout ce que je pouvais pour capturer un gros maskinongé. Dans mon texte sur ma résolution je parle de “quelque chose aux alentours de 4 pieds de long…”. Dans mon livre à moi, 46″ pouces c’est quelque chose aux alentours de 4 pieds de long. Mission accomplie! Le 13 novembre! Il était temps! Un gros merci à ma blonde qui me laisse vivre ma passion pleinement et un gros merci à tous ceux qui m’ont donné des conseils! Un merci spécial à Olivier pour son support moral, sa tenacité et ses talents de puisage! 😉

Mais là qu’est-ce qui arrive? Bien ça continue voyons! Je suis maintenant bien trop accroc aux sensations fortes que la capture d’un gros poisson comme ça procure! La mission maskinongé se transforme maintenant en une quête du 50″ et plus.

Un sourire à 100$

Je me rappellerai souvent de cette journée du 13 novembre 2010. Je me souviendrai toujours de cette ivresse de la capture qu’on ressent et qui est immortalisée dans le sourire que j’ai sur cette photo. Pour moi pour qui la pêche est un peu plus qu’un loisir, je classe cette journée aux cotés de celle où j’ai abattu mon premier chevreuil et juste en dessous des naissances de mes deux enfants. Je me rappellerai longtemps de la journée où je suis devenu un chasseur de maskinongés.

13 novembre 2010: Mon nouveau record personnel 46" x 20"!

13 novembre 2010: Mon nouveau record personnel 46" x 20"!

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5 Responses to Le jour où je suis devenu un chasseur de maskinongés

  1. Gerry (pluton) says:

    Tu devrais changer ton titre pour (Comment capturer un Maskinongé) lolll
    Très beau ton musky et même je trouves qu’il ressemble a un 48’’…
    Bravo encore 😉

  2. Pierre Masson says:

    Merci Gerry! C’est bien 46″ la mesure est précise 🙂

  3. Marc says:

    Bravo , quel récit palpitant! Mon frère (qui avait alors une quinzaine d’années) a attrapé sont premier Musky en pêchant la perchaude! En attrapant la petite perchaude un Musky de 11 lbs a sauté sur son hameçon… Il n’ a pas mis beaucoup d’effort pour attraper son premier musky (sauf pour l’amener à terre)mais depuis ce jour il est devenu chasseur de musky (depuis 10 ans)… Quel pêche palpitante!

  4. David Cyr says:

    j’aime beaucoup ce que vous faite !! le recit est excellent ainsi que la photo dit tous!!

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